Les 3 Clarabide, tiercé dans l'ordre...

... enfin, dans l'ordre que l'on veut...
Longue et magnifique course d'obstacles permettant d'admirer
le Haut Louron et les montagnes du Haut Luchonnais.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.Plan du parcours depuis la Soula.

Gorges de Clarabide (1er jour).

Refuge de la Soula dans la brume du soir.

Bivouac au-dessus du lac de Pouchergues, vers 2110m.
Au second plan, le jour se lève sur le Schrader/Grand Batchimale.
(2ème jour)

Les 2 cascades au fond du Cirque de Clarabide.

Lac de Clarabide et Fourche de Clarabide.

Couloir d'éboulis fuyants, vers 2850m,
sous le Port de Gias ou Port supérieur de Pouchergues.
Il est préférable de passer à gauche au-dessus du névé.
 Pic oriental de Clarabide (3012m), depuis le Port de Gias

Pic St Saud depuis le Port de Gias.

Sommet du Pic de de Clarabide (3020m).
Au fond, Punta Suelza, puis crête Schrader- Abeillé.

Bardamina- Posets depuis le sommet du Pic de Clarabide

Pico de Gias, puis massif Aneto-Maladeta
depuis le sommet du Pic de Clarabide

Depuis le sommet du Pic de Clarabide,
Pic Lézat , Crabioules, Seil de la Baque.

Depuis le sommet du Pic de Clarabide, le Massif des Gourgs Blancs
(Lourde-Rocheblave, Tour Armengaud, GOURGS BLANCS, Pic Jean-Arlaud),
puis Lézat et Crabioules.

Depuis le sommet du Pic oriental de Clarabide:
Schrader, Lustou, Parraouis, Estos/Arouyette,
et Lac de Pouchergues en contrebas.

Cirque de Clarabide depuis le lac de Pouchergues,
au retour.

19-20 septembre 2008:
Longue et superbe course de fin d'été que j'ai préféré étaler sur un jour et demi, avec un bivouac près du lac de Pouchergues, atteint au petit trot après avoir été surpris par la nuit!

1er jour: Après avoir chauffé les muscles postérieurs dans le bois truffé de panneaux récents... et intéressants, on surplombe les Gorges de Clarabide et on parvient à bride abattue au refuge de la Soula.
La suite est un peu plus escarpée mais bien cairnée jusqu'au lac de Pouchergues où les solutions pour passer la nuit "au calme" sont nombreuses (près du lac de Pouchergues, rive droite, ou à la cabane Prat-Caseneuve au SO),... ou entre ces deux paddoks comme ce fut mon cas.

2ème jour: la voie, plus rude, s'élève dans le beau cirque, jusqu'au superbe lac "glacé" de Clarabide, avant d'aborder une zone délicate d'éboulis et/ou de neige jusqu'au Port de Gias (ou Port Supérieur de Pouchergues).
La ligne d'arrivée étant proche, il faut alors viser les 3 pointes de Clarabide, peu difficiles en absence de neige. Les longes et harnais sont inutiles, comme pendant toute la montée d'ailleurs...

Mais il est sage de garder quelques forces pour le retour, si l'on doit rejoindre l'automobile ou tout autre moyen de locomotion (moto, vélo, cheval...) au Pont de Prat situé...1900 m plus bas.

Pour les plus endurants, que je n'oserais qualifier de bourrins (!!...), le choix d'une demi-douzaine d'autres 3000- dont le Pico de Gias, tout proche- peut venir s'ajouter au  tiercé dans le secteur.


RESUME DU PARCOURS:
Course longue; éboulis instables sous le Port de Gias.
Carte, boussole, altimètre; GPS utile.

Accès route: depuis l'extrêmité du lac de Loudenvielle, prendre au Sud la direction de Pont du Prat et suivre, pendant 10kms environ, la route sinueuse qui s'élève jusqu'à la centrale hydroélectrique.
  • 1er jour: Pont du Prat (1232m)- Bivouac près du lac de Pouchergues (2110m):
0h 00: Pont du Prat, 1232m. On suit le bitume pendant quelques mètres, puis un panneau invite à monter en face, près d'un bâtiment éducatif. On franchit une barrière pour s'élever dans un pré le long d'un grillage, puis on entre dans la forêt.
0h 15: Bifurcation avec le sentier du Port de la Pez , à 1365m
N42°44'31"; E000°24'23.1"- que l'on laisse à droite pour monter dans le bois. Des panneaux suggèrent de suivre le "vrai" sentier et d'ignorer les raccourcis. D'autres panneaux invitent le randonneur à découvrir et à respecter la montagne.
1h 00: A la sortie du bois, le sentier emprunte un défilé impressionnant mais facile, au-dessus des Gorges de Clarabide, pendant environ 30mn. Quelques parapets ont été rajoutés après la Vierge de la Santète.
N42°44'19.5"; E000°24'51.8".

Au terme du défilé, la voie descend vers la gauche pour traverser un pont en direction du refuge de la Soula. On remonte alors vers le Sud pour "viser" le point situé entre les 2 bâtiments.
1h 45 à 2h 00: Refuge de la Soula (1690m). On repère à droite du refuge un panneau indiquant les directions des lacs de Caillaouas à gauche et de Pouchergues à droite.
Prendre à droite le sentier qui descend vers le torrent, traverse une passerelle et en laisse une autre rapidement sur la droite. Il s'élève vers des portions rocheuses (anciennes traces de balisage bleu), franchit un ou deux ressauts et atteint une première croupe à 1841m- N42°43'06.0";E000°25'14.4".
Le sentier redescend vers un plateau, rive droite de la Neste de Clarabide, reste à l'horizontale avant de remonter un défilé rocheux et d'atteindre une deuxième croupe à 1913m. Nouvelle descente vers la Neste de Clarabide.
3h 00: Piquet à 1925m (informations sur la vie des marmottes!!) - N42°42'33.73;E000°26'14.6" - au-dessus d'un ruisseau qu'il faut traverser. Le sentier, toujours cairné, atteint le déversoir à sec du lac de Pouchergues et parvient au verrou du lac. (1)
Après avoir franchi deux petits ressauts, il s'élève enfin vers ce dernier.
3h 30 à 4h, selon chargement: Lac de Pouchergues, 2108m. N42°42'24.2";E000°26'35.8".
On peut bivouaquer sur la rive droite du lac (à gauche de celui-ci, en contre-haut), même si, surpris par la tombée de la nuit, j'ai un peu "tâtonné" avant de poser la tente de l'autre côté, au SO du lac. (1)
  • 2ème jour: Lac de Pouchergues - PICS DE CLARABIDE (3020m, 3008m, 3012m) et RETOUR:
0h 00: Une fois allégé du matériel de campement que l'on peut laisser près du lac, on suit la sente cairnée qui le contourne par la rive droite Nord, au-dessus de l'eau. De l'extrémité du lac, on se dirige à l'E-SE au milieu de blocs, avant d'entrer dans le cirque (N42°42'04.3"; E000°27'19.0"), et de monter en direction du torrent et des 2 cascades situées au-dessus (voir photo).
0h 50: le sentier s'élève en zig-zags en direction des cascades sans les atteindre, puis s'incurve à gauche, peu avant 2300m.
1h à 1h 15: la voie vient heurter un petit ressaut que l'on contourne par la gauche, avant de s'engager vers une petite cheminée où l'on pose les mains (2404m). N42°42'04.0";E000°27'24.1"- Un gros cairn marque la fin de la cheminée et le début d'une zone moins raide.
2h 15 à 2h 30: On parvient près du lac de Clarabide (2648m) que l'on laisse en contrebas: N42°41'59.2"; E000°27'38.6". Le Port de Gias apparaît vers l'Est, au-dessus d'une raide pente d'éboulis de couleur grise. Les premiers cairns se situent dans une zone de rochers rougeâtres. La montée, raide et fuyante, conduit à une dernière cuvette neigeuse, à 2802m. On peut alors opter pour deux solutions:
* Traverser le névé -voir photo- et monter tout droit sur une pente d'éboulis fins très instables, aussi délicate à la montée qu'à la descente. N42°41'54.5";E000°28'05.1".
Passer à gauche et au-dessus du névé, sur des blocs (noirs/rougeâtres), voie que je n'ai pas testée lors de cette ascension, mais qui s'est avérée bien plus sûre lors de celle du Pic des Gourgs Blancs
Les deux options se rejoignent juste avant le col où la pente s'atténue.
3h 30 à 3h  45: Port de Gias ou Port Supérieur de Pouchergues, 2921m.  N42°41"53.2"; E000°28'15.1" 
J'ai d'abord visité le PIC DE CLARABIDE (3020m) -N42°41'41.4";E000°28'03.1"- en me dirigeant en diagonale vers le SE, puis le Pic Occidental de CLARABIDE (3006 ou 3008m selon les cartes), simple éminence de terre et de rocs .
Je suis revenu sur mes pas pour faire une halte au Pic oriental de Clarabide (3012m)- N42°41'47.2";E000°28'07.3"- où la vue, aussi vaste que celle de ses voisins, est plus intéressante sur le lac de Pouchergues.
L'accès aux trois sommets est signalé par des sentes faciles, parfois coupées par des langues de neige que l'on peut contourner et qui ne posent pas de problème en fin d'été.

Pour récupérer mon paquetage à Pouchergues, j'ai effectué la descente par le même itinéraire (environ 1900m de dénivelé pour retourner au Pont du Prat...)
  • (1) On peut aussi choisir la cabane de Prat- Caseneuve, restaurée avec goût, située un peu plus bas. Mais celle-ci est à mon avis un peu éloignée si l'on veut grimper le lendemain au(x) Clarabide ou aux Gourgs Blancs par le versant Sud. Elle constitue néanmoins un excellent abri en cas de mauvais temps. On y accède depuis le "verrou" du lac, au confluent des torrents d'Aigues Tortes et de Pouchergues.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Agur Peio,
De bien belles images qui me donnent vraiment envie de t'imiter, en ces lieux.
Il y a tant de beaux sommets sur le secteur, à perte de vue.
Tu as amené une canne à pêche (pour attraper une ou deux truites vagabondes) ?
;-)
bernard

Lagrole a dit…

Merci Bernard,
C'est vrai qu'il y a de nombreux sommets et des sites magnifiques dans le secteur.
Vu mon chargement, j'ai évité la canne à pêche, mais tu me donnes des idées pour une prochaine fois, pourquoi pas...
A+

Anonyme a dit…

Agur Peio, et bravo,photos superbes, ça marche bien les 3000 actuellement !
Ca me rappelle des souvenirs...j'étais monté à pouchergues jeune et on avait dormi dans une cabane en tôle qui était là...si bien qu'il y a moins de 10 ans quand je suis revenu je ne me suis pas méfié...Hors plus de cabane...rien plus une tôle..nickel le coin ! Ce fût un bivouac...un vrai..avec rien ! couverture de survie uniquement...gla..gla.. par contre j'étais pas seul...il y avait là une équipe de rugby qui faisait une sortie en montagne par an...la soirée fût sympa ! C'était pas les Bayonnais...pourtant sont en forme ces temps ci !!!!
Dinosaure

Lagrole a dit…

Merci beaucoup de tes commentaires Dinosaure!
Ton anecdote est sympa et puisque tu me tends la "perche", je te donne quelques détails sur mon arrivée mouvementée à Pouchergues. Figure-toi que, sérieusement affaibli par un virus (!!), j'ai ramé comme un Avironnard pour atteindre le lac. Du coup, entre le brouillard et la brusque tombée de la nuit, j'ai fini à la frontale et au GPS en cherchant désespérément la cabane de Prat-Caseneuve...
Ayant fini par comprendre qu'elle était en contrebas, j'ai opté pour un bivouac sur une portion sympa, entre le lac et la cabane. Et comme je suis un bricoleur du dimanche, j'ai mis au moins 30mn à monter la tente dans la nuit noire!!
Mais ensuite, et contrairement à ton histoire qui me donne des frissons, j'ai dormi au chaud avec comme seul voisin... le Schrader...
Voili voilou et encore merci pour ton intervention sur mon petit blog
A+
Lagrole